Quelques repères épidémiologiques de l’infection à VIH/sida
L’épidémie de sida en France
Les nouvelles contaminations – déclarations de séropositivité
Déclaration des cas de sida
L’épidémie de sida en Provence-Alpes-Côte d’Azur
Les nouvelles contaminations – déclarations de séropositivité
Déclaration des cas de sida
L’épidémie de sida dans les Alpes-Maritimes
L’épidémie de sida dans les Bouches-du-Rhône
L’épidémie de sida dans le Var
La prévalence mondiale du VIH s’est stabilisée avec 33,4 millions de personnes vivant avec le VIH à travers le monde. En Afrique Subsaharienne, 22,4 millions de personnes vivent avec le VIH soit 67% du total mondial. 2,7 millions de personnes se sont contaminées en 2008.
Avec 2 millions de décès en 2008, le sida figure toujours parmi les principales causes de décès dans le monde et reste la première cause de décès en Afrique.
Le rapport de l’OMS sur la santé des femmes, publié en novembre 2009, montre que le sida est la principale cause de mortalité chez les femmes en âge de procréer du monde entier.
64 832 cas de sida déclarés depuis le début de l’épidémie dont 35 497 sont décédés.
Le nombre de personnes qui passent au stade sida maladie a très fortement diminué depuis l’arrivée des nouveaux traitements en 1996, mais en 2010, on meurt encore du sida.
En 2008, plus de la moitié des cas de sida déclarés concernent des personnes qui ignoraient leur séropositivité avant le stade sida.
L’Institut de Veille Sanitaire estime que 7 000 personnes ont été contaminées en 2008. La transmission est particulièrement élevée dans la population homosexuelle masculine.
La tranche d’âge 20-29 ans représente 21,3% des nouvelles contaminations en 2008. Les femmes se contaminent et/ou se dépistent plus tôt que les hommes. Chez les 20-29 ans, les femmes représentent 53% des nouvelles contaminations.
7 689 cas de sida ont été déclarés en région PACA depuis le début de l’épidémie.
C’est la 2ème région de France concernée par l’épidémie : 12% des cas de sida déclarés en France alors que la région PACA représente 7,7% de la population française).
Les Alpes-Maritimes, avec 2 943 cas de sida, et les Bouches-du-Rhône, avec 2 898 cas, représentent les deux départements les plus touchés par l’épidémie en PACA.
Les indicateurs montrent une épidémie persistante en région PACA et active. Les nouvelles contaminations concernent toutes les tranches d’âge en région PACA. En 2008, 49% des nouvelles déclarations de séropositivité sont liées à des relations hétérosexuelles et 49% à des relations homosexuelles. Les contaminations par usage de drogues par voie intraveineuse ne représentent plus que 2% des découvertes de séropositivité. Ceci reflète l’efficacité de la politique de réduction des risques menée de façon très volontariste depuis plus de 15 ans dans notre région.
La surveillance de l’épidémie de sida repose sur deux dispositifs : la déclaration obligatoire des cas de sida et la notification obligatoire des diagnostics d’infection à VIH (nouvelles séropositivités), mise en place depuis 2003.
Ces deux indicateurs permettent de suivre de façon complémentaire l’évolution de l’épidémie, même si les délais de déclaration induisent parfois des retards marqués dans les statistiques publiées (* = Données provisoires non redressées).
L’infection à VIH fait l’objet d’une déclaration obligatoire de séropositivité depuis 2003.

Une nouvelle méthode, adaptée pour la première fois en France par l’Institut de Veille Sanitaire (InVS) permet d’estimer l’incidence de l’infection à VIH au sein de la population française ainsi que parmi différents sous-groupes de population. L’incidence représente le nombre de personnes contaminées au cours d’une année donnée, qu’elles aient été diagnostiquées ou non en tenant compte du comportement de dépistage et du délai de diagnostic.
L’InVS estime ainsi qu’en 2008, environ 7 000 personnes ont été contaminées par le VIH. La quasi-totalité des nouvelles contaminations est due à un contact sexuel. Rapporté à l’effectif de la population de 18 à 69 ans, le taux d’incidence global est estimé à 17 cas annuels pour 100 000 personnes.
Pour l’année 2008, les nombres de contaminations estimés par rapports hétérosexuels (3 550) et homosexuels (3 320) sont du même ordre de grandeur. Mais le groupe de population est beaucoup moins important chez les Hommes ayant des relations Sexuelles avec des Hommes (HSH).Le taux de nouvelles contaminations est 200 fois supérieur dans la population des HSH que dans la population hétérosexuelle française.
Malgré un nombre absolu faible de nouvelles contaminations, le taux d’incidence est aussi 18 fois supérieur parmi les usagers de drogue par voie intraveineuse.
Parmi les personnes hétérosexuelles étrangères, le taux d’incidence chez les hommes de nationalités d’Afrique subsaharienne est 29 fois supérieur - 69 fois chez les femmes, à celui de la population hétérosexuelle française.
Les femmes se contaminent et/ou se dépistent plus tôt. Parmi les 20-29 ans, les femmes représentent 53% des nouvelles contaminations.

Le nombre de nouveaux cas de sida a fortement diminué depuis l’arrivée en 1996 de multithérapies plus efficaces. Mais le dépistage tardif reste préoccupant. En 2008, parmi les nouveaux cas de sida diagnostiqués, 51% sont des personnes qui ignoraient leur séropositivité avant le stade sida.


En France, depuis le début de l’épidémie de sida, 35 497 personnes sont décédées, soit 55% des cas de sida déclarés.
Mise en place en 2003, la notification obligatoire du VIH permet de comptabiliser les nouveaux diagnostics d’infection à VIH, c’est-à-dire les découvertes de séropositivité. En raison des délais de déclaration, il faut tenir compte du caractère provisoire des chiffres 2009.
En PACA, l’incidence la plus élevée en nouvelles séropositivités par million d’habitants, est toujours dans les Alpes-Maritimes.



Les rapports hétérosexuels représentent 50,3% des nouvelles séropositivités déclarées entre janvier 2003 et juin 2009 et les rapports homosexuels 44,4%. Les contaminations par usage de drogues par voie intraveineuse ne représentent que 4,6% des découvertes de séropositivité. (Pour mémoire, les UDVI représentent 41,7% des cas de sida cumulés en PACA.) Ceci reflète l’efficacité de la politique de réduction des risques mise en place en France et en région PACA.
Les contaminations par usage de drogue par voie intraveineuse sont en constante diminution depuis 2005.

Les 20-29 ans représentent 19,6% des découvertes de séropositivité en région PACA de janvier 2003 à juin 2009. Cette proportion est en augmentation avec 21% des contaminations dans cette tranche d’âge en 2008.

En région PACA, les hommes sont majoritaires dans toutes les tranches d’âges. Ce "décalage" est moins marqué chez les jeunes et 38% des découvertes de séropositivité chez les 20-29 ans concernent des femmes.

La répartition par nationalité des découvertes de séropositivité en PACA montre une augmentation de déclaration dans la population d’origine d’Afrique subsaharienne en 2005 qui est à rapprocher du plan régional de lutte contre le VIH dans les populations migrantes dont les actions ont probablement permis de faciliter l’accès au dépistage pour ces personnes. Le pic observé en 2005 traduit l’initiation des actions d’incitation au dépistage.
On note sur les déclarations en France de nouvelles séropositivités une baisse depuis deux ans du pourcentage de la population d’origine d’Afrique subsaharienne qui peut être liée à différents facteurs :
les actions d’incitation au dépistage ont permis beaucoup de diagnostics au milieu des années 2000, cette population étrangère n’augmente pas beaucoup : on comptabilise donc moins de nouveaux dépistages,
l’application, depuis deux ans, de nouvelles lois sur l’immigration qui, à travers les craintes et les contraintes qu’elles font peser sur les migrants notamment ceux en situation irrégulière, rendent ces populations moins accessibles à l’information et peut freiner leur recours au dépistage de l’infection à VIH,
l’évolution globale des conditions de vie et la période de crise économique actuelle tendent à précariser ces publics et toutes les études sociologiques montrent un déficit de prise en charge de la santé tant au niveau des soins, que du dépistage et de la prévention dans les groupes de population les plus précaires.
Parmi les découvertes de séropositivité de janvier 2003 à juin 2009 en région PACA dont le stade clinique est documenté, 17,4% sont au stade sida.
Parmi les personnes dont le motif de dépistage était connu, pour 36% le motif du dépistage était la présence de signes cliniques et 26% avaient présenté un risque d’exposition au VIH.
Avec 7 689 cas de sida déclarés au 30 juin 2009, la région PACA est la deuxième région de France la plus touchée par l’épidémie de sida, après l’Ile-de-France. Le nombre de cas de sida en PACA représente 12% des cas de sida déclarés en France depuis le début de l’épidémie (PACA = 7,7% de la population française).

Deux départements ont une prévalence particulièrement élevée : les Alpes-Maritimes avec 2 943 cas de sida cumulés depuis le début de l’épidémie et les Bouches-du-Rhône avec 2 898 cas. Mais le taux par million d’habitants est très différent entre ces deux départements puisque l’on note 2 701,2 cas par million d’habitants dans le 06 et 1 468,8 dans le 13.
Sur les 7 689 déclarations de sida, 4 480 sont décédées. 3 209 personnes vivent au stade sida de l’infection à VIH en PACA ce qui représente 11% des cas de sida vivant en France.
En 2008, 31 décès ont été déclarés en PACA parmi les cas de sida.

En France en 2008, 51% des cas de sida diagnostiqués concernent des personnes qui ignoraient leur séropositivité avant le stade sida. En région PACA, cette proportion au diagnostic tardif est de 41% et est en augmentation constante depuis plusieurs années.
Cette tendance est liée à l’évolution du mode de contamination dans la région PACA. Historiquement, l’usage de drogue par voie intraveineuse était dans notre région le principal mode de contamination qui concernait des personnes ayant eu des contacts antérieurs avec des dispositifs sanitaires et bénéficié d’un dépistage, parfois sans suivi médical. L’évolution de ces dix dernières années vers plus de modes de transmission sexuelle nous rapproche des chiffres nationaux.

L’analyse des modes de contamination sur les vingt dernières années montre une évolution marquée par une diminution des cas de sida liés à l’usage de drogues par voie intraveineuse grâce aux politiques de réduction des risques mises en place dans la région et une augmentation de la part des contaminations par relations hétérosexuelles.
Ainsi, 51,6% des cas de sida diagnostiqués en 2008 sont liés à une contamination par relations hétérosexuelles (contre 19% en 1995) et 28,1% sont liés à l’usage de drogues par voie intraveineuse (contre 50% en 1995).
Les nouveaux cas de sida concernent en 2008, 91,2% de personnes de nationalité française en région PACA. Seuls 5,9% des cas concernent des personnes originaires de pays d’Afrique subsaharienne. Cette situation est très différente de la situation globale française (très influencée par l’épidémiologie de la région Ile-de-France) où la nationalité française représente 61% des cas de sida en 2008 et les personnes originaires de pays d’Afrique subsaharienne 25,2% des cas.
Les données statistiques issues de la déclaration obligatoire des découvertes de séropositivité et des cas de sida en Provence-Alpes-Côte d’Azur montrent une épidémie toujours active.
En région PACA, l’épidémie de sida est ancienne, parmi les premières d’Europe. Les premiers cas de sida sont apparus quasi concomitamment aux Etats-Unis, à Paris et en PACA. Historiquement, l’épidémie a concerné majoritairement dans notre région les usagers de drogues par voie intraveineuse. La politique de réduction des risques menée de façon très volontariste depuis plus de quinze ans a porté ses fruits avec le résultat spectaculaire de 4,6% de personnes contaminées par ce mode entre janvier 2003 et juin 2009. Les contaminations par usage de drogue par voie intraveineuse sont en constante baisse ces dernières années et sont passées de 7% en 2005 à 2% en 2008.
Le nombre de nouvelles contaminations reste important, contaminations principalement par relations hétérosexuelles mais on note une progression constante des contaminations par relations homosexuelles.
En matière de prévention, il est important en région PACA, de tenir compte de la notion de réservoir de virus. En effet, on décompte plus de nouvelles contaminations par le VIH chaque année que de décès, ce qui augmente progressivement le nombre de personnes vivant avec le VIH. Les personnes vivant avec le VIH ont de plus, en 2010, une espérance de vie augmentée et une meilleure qualité de vie. Actuellement la région PACA représente 7,7% de la population française et 11% des personnes vivant au stade sida en France résident dans notre région. Le risque est donc plus important en région PACA de rencontrer le virus VIH pour les personnes ayant un comportement à risque.

Parmi les séropositivités pour lesquelles le mode de contamination est renseigné, les rapports hétérosexuels représentent 45,6% des nouvelles séropositivités et les rapports homosexuels représentent 50,4%, entre janvier 2003 et juin 2009. Les contaminations par usage de drogues par voie intraveineuse ne représentent que 3,7% des découvertes de séropositivité. (Pour mémoire, les UDVI représentent 44,2% des cas de sida cumulés dans les Alpes-Maritimes.) Ceci reflète l’efficacité de la politique de réduction des risques mise en place en France et en région PACA.

Les 20-29 ans représentent 21,3% des découvertes de séropositivités dans les Alpes-Maritimes.

Dans les Alpes-Maritimes, comme en région PACA, les hommes sont majoritaires dans toutes les tranches d’âges. Ce "décalage" est moins marqué chez les jeunes et 31% des découvertes de séropositivité chez les 20-29 ans concernent des femmes.

Le département des Alpes-Maritimes est le 2ème département de France le plus touché par l’épidémie de sida après Paris.

Parmi les séropositivités pour lesquelles le mode de contamination est renseigné, les rapports hétérosexuels représentent 57,4% des nouvelles séropositivités et les rapports homosexuels représentent 38,3%, entre janvier 2003 et juin 2009. Les contaminations par usage de drogues par voie intraveineuse ne représentent que 4,1% des découvertes de séropositivité. (Pour mémoire, les UDVI représentent 44,9% des cas de sida cumulés dans les Bouches du Rhône.) Ceci reflète l’efficacité de la politique de réduction des risques mise en place en France et en région PACA.

Les 20-29 ans représentent 20,2% des découvertes de séropositivités dans les Bouches du Rhône.

Dans les Bouches du Rhône, comme en région PACA, les hommes sont majoritaires dans toutes les tranches d’âges (71,3% contre 28,7%). Ce "décalage" est moins marqué chez les jeunes. Ainsi, 36% des découvertes de séropositivité chez les 20-29 ans concernent des femmes.


Parmi les séropositivités pour lesquelles le mode de contamination est renseigné, les rapports homosexuels représentent 48,4% des nouvelles séropositivités et les rapports hétérosexuels représentent 45,2%, entre janvier 2003 et juin 2009.
On note l’existence dans ce département de cas de transmission mère/enfant mais les données disponibles ne permettent pas de les analyser plus en détail.

Les 20-29 ans représentent 18,2% des découvertes de séropositivités dans le Var.

Dans le Var, les femmes se contaminent et/ou se dépistent plus tôt que les hommes. Elles représentent ainsi 58% des découvertes de séropositivité chez les 20-29 ans.
